"Je peux faire mieux"

La série SRF "Je peux faire mieux" se terminait (lien de l'émission plus bas) avec un sujet sur l'arbitre de football Marko Quarta. Patrick Graf, responsable du département des arbitres de l'Association Suisse de Football, explique pourquoi il a été si convaincu par cette émission.

Patrick Graf, comment évaluez-vous cette coopération avec la télévision suisse ?

Graf : De manière très positive. Dans les faits, il s’agissait d'une collaboration. Il n'y a pas eu une seconde où les collaborateurs de la télévision étaient susceptibles d'embarrasser quelqu'un. Pour moi, le message principal du sujet est le suivant : beaucoup de gens pensent qu’abriter un match de football est facile. En fait, ce n’est pas aussi simple que ça. Julia Bendlin, la responsable de production, ne pointe toutefois pas du doigt ceux qui se sont déjà énervés envers les arbitres. De manière habile, elle favorise la compréhension de toutes les parties concernées.

Marko Quarta, qui s'était proposé pour l’émission, semblait bien préparé et sûr de lui. Il a néanmoins en partie échoué.

Graf : Oui et non. Il a vraiment bien bossé le règlement, mais au test des règles, il n’a pas réussi aussi bien qu’escompté. Aussi dans le jeu, il a fait une erreur technique lors d’une scène qui a délibérément été "intégrée" par SRF et l’ASF.

C'était et c'est étonnant qu'un homme qui est certainement au-dessus de la moyenne physiquement n'ait pas réussi le test de condition comme il le souhaitait. Et qu’à la mi-temps de sa prestation il était pratiquement à bout de force.

Graf : Il a clairement sous-estimé les besoins physiques. En seconde mi-temps, il était rarement à hauteur du ballon. Et il n'a pas dirigé YB - Bâle, mais SC Burgdorf - FC Blau Weiss Oberburg. Il est parti du principe qu'il pouvait économiser ses ressources, car le match ne produirait pas une multitude d’occasions de but de part et d’autre. Il était aussi fatigué parce qu'il devait avoir ses yeux partout. Grâce à la caméra GoPro qu'il portait sur lui, il est également possible de se rendre compte des activités d’un arbitre. Aussi lorsque le jeu est arrêté.

Un moment particulier intervient à la fin du match lorsque Marko Quarta interagit avec joueurs et entraîneurs. Ceci s’est produit sous votre impulsion.

Graf : Oui, spontanément. Malgré quelques erreurs, j'ai été satisfait que les joueurs lui face d’honnêtes compliments. C'était une sorte de concrétisation de ce travail à long terme.

Maintenant un message. Après tout, ce n'est pas si facile d’arbitrer un match. Cela favorise l’empathie envers les arbitres, en particulier dans le football amateur et le football de base. N'avez-vous toutefois pas peur qu'aujourd’hui beaucoup moins de personnes s'inscrivent aux cours d'arbitrage et s’intéressent moins à la fonction d’arbitre dans le football ?

Graf : Le sujet de SRF ne change pas grand-chose. Mais les exigences sont élevées, cela fait aucun doute. Néanmoins dans les 40 minutes du film, il y a aussi de nombreuses facettes positives de cette fonction. Celles-ci l'emportent de loin sur les autres. Mais oui, il est possible que certaines parties soient potentiellement décourageantes. En revanche, je suis convaincu qu'une majorité sera encore davantage motivée et se dira : "Je peux faire mieux ! »

Lien pour regarder l'émission (en allemand)

(MvA/ASF)

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