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Association Suisse de Football - Les arbitres ne sont pas des tricheurs

Les arbitres ne sont pas des tricheurs


Lors de la rencontre de RSL mettant aux prises Young Boys à Sion, l’attaquant bernois Sulejmani a provoqué l’expulsion du gardien sédunois Vanins ainsi qu’un penalty. A la suite de cet incident, le Président du FC Sion, Christian Constantin, a eu des reproches très durs. Le chef des arbitres, Cyril Zimmermann se positionne.

Cyrill Zimmermann. (Keystone)
Cyrill Zimmermann. (Keystone)

Cyril Zimmermann, qu’est-ce que vous aviez en tête lorsque Sulejmani s’est retrouvé au sol ? Penalty ? Simulation ?

Zimmermann: D’abord j’étais du même avis que l’arbitre. C’était clairement penalty. Puis, en regardant les ralentis à la télévision, les doutes sont apparus. Après avoir regardé deux ou trois fois la scène, c’était clair : malgré le fait que le gardien ait touché le joueur, il n’y a pas penalty.

L’action aurait cependant déjà dû être interrompue avant puisque Sulejmani était clairement en position de hors-jeu.

Zimmermann: Ce n’est pas si évident. Surtout lorsque l’on stoppe les images TV lors du prolongement de la tête et que l’on regarde les pieds de Sulejmani et ceux du défenseur de Sion. En fin de compte, l’arbitre assistant n’a malheureusement pas vu la position de hors-jeu.

M. Amhof a laissé le jeu se poursuivre et a ainsi été violemment critiqué, alors que Sulejmani s’en sort sans dommage. En tant qu’arbitre, comment se sent-on dans cette situation ?

Zimmermann: Ce n’est pas facile à vivre, surtout quand Sulejmani est félicité pour son intelligence dans les studios de la télévision par un autre joueur. Je le dit ouvertement, en tant qu’arbitre, on se sent complétement trompé par le joueur. L’idée du fair-play est violée car l’arbitre est conduit sur la mauvaise direction et après, à la fin du match, il est lui-même considéré comme tricheur. Cela va trop loin.

L’ASF ne met cependant pas en doute que M. Amhof ait fait une erreur.

Zimmermann: Absolument pas. Les arbitres concèdent des mauvaises décisions. Et personne de chez nous ne dira le contraire. Mais il est parfaitement clair que l’on ne veut pas que cela se passe. Tout comme l’exigence de l’attaquant de ne pas vouloir tirer à côté du but ou du gardien de but de ne pas se saisir du ballon. Mais ceci se produit, tout comme les erreurs des arbitres et des assistants. Les erreurs des protagonistes font partie du jeu et pas seulement celles du corps arbitral. Mais maintenant certains affirment plus ou moins que les arbitres se trompent intentionnellement. Qu’ils sont vénalement corrompus. Avec tout le respect et la compréhension pour les émotions que ceci a pu engendrer pour le Président du FC Sion, Christian Constantin, ceci n’est pas acceptable.      

L’un des reproches à M. Amhof est le fait qu’il regarde à peine le gardien du FC Sion lors de son expulsion, et qu’il prononce distinctement le mot « simulation ».   

Zimmermann: J’ai retenu que M. Amhof a très rapidement indiqué le point de penalty. Puis, il demande à ses collègues à travers l’oreillette si c’est de la simulation. De là, la réponse intervient rapidement : pas de simulation. M. Amhof voulait s’en assurer. Il compte aussi sur son équipe. Il donne le carton rouge à Vanins et de l’autre côté il est mis sous pression par d’autres joueurs qu’il regarde brièvement, effectivement, mais ceci n’a pas une importance particulière dans ce cas.

L’ASF enquête sur le comportement antisportif de Sulejmani. Et contre les reproches du Président du FC Sion ?

Zimmermann: Quand le corps arbitral est traité de corrompu et qu’il doit faire face à une plainte pénale lorsqu’il prend malgré ses connaissances et sa conscience une mauvaise décision, nous ne pouvons pas ignorer cela. Selon moi et dans ce cas on ne peut pas réclamer une telle action contre quiconque. Sans se précipiter, nous allons analyser la situation avec les parties concernées mais pas par l’intermédiaire des médias. Mais d’abord je veux sensibiliser les joueurs, entraîneurs et présidents afin qu’ils ne nous compliquent la vie avec des actions comme dimanche. Et à la fin, par-dessus tout, endommager le football suisse.  

(YR)